Par les routes

Sylvain Prudhomme,  L’Arbalète/Gallimard, prix Femina 2019               5/5

Autour de la figure de « l’autostoppeur », jamais nommé, sa compagne et son fils, et le narrateur, ami de jeunesse de l’autostoppeur, arrivé là par hasard (?) pour se mettre en retrait de l’agitation du monde. Le passage des saisons dans ce bourg du sud de la France, des petits gestes – petits riens – du quotidien, la sédentarité choisie de l’un, le besoin de partir de l’autre, de plus en plus rapproché, de plus en plus loin, dessinent une délicate ode à la liberté. L’absence de l’autostoppeur permet in fine à ceux qu’il abandonne de recréer une cellule familiale, avec sa bénédiction. 

Beaucoup de douceur et d’amour dans ce roman auquel la narration à la 1ère personne du passé composé insuffle un rythme lent et rassurant, sans emphase.